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Réactions et points de vue

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samedi 28 novembre 2009

un regard européen : le Livre Blanc sur la gouvernance multi-niveaux

Il s’agit du Livre Blanc sur la gouvernance à multi-niveaux adopté par le Comité des Régions en juin 2009. Son objectif est d’obtenir que les collectivités soient de véritables partenaires et non plus seulement des intermédiaires des politiques européennes. La gouvernance européenne doit évoluer pour maintenir le projet européen crédible et audible pour nos concitoyens et pallier ainsi le déficit démocratique de l’UE. Le Livre Blanc invite donc les institutions communautaires et les Etats membres à associer plus encore les collectivités territoriales dans la formulation et la mise en œuvre des politiques communautaires. Il propose 13 mesures pour mettre la gouvernance à multi niveaux en pratique. Une consultation a été lancée jusqu’au 30 novembre 2009, Elle servira ensuite de base à une concertation avec les institutions communautaires, notamment avec la Commission européenne et le Parlement européen, mais aussi au sein des Etats membres.

Sophie Krajewski pour le groupe des élèves administrateurs promotion Césaire

Le lien vers le Livre Blanc :

Le lien vers le communiqué de presse du CDR :

lundi 12 octobre 2009

Grand Paris : des annonces trop ambitieuses ?

Le député Gilles Carrez s'interroge sur les modalités de financement du "Grand Paris" : libres ou sous tutelle, les collectivités locales sont-elles condamnées à rencontrer des difficultés de financement ?

Grand Paris : des annonces trop ambitieuses ? (La lettre du cadre)

vendredi 9 octobre 2009

Changer, après tout c’est vivre !

Libres réflexions d'un directeur de bibliothèque départementale : un peu d'optimisme territorial, ça fait du bien.

L'auteur plaide pour une plus grande lisibilité de l’action publique.

Le bloc de Didier Guilbaud

mercredi 7 octobre 2009

Les départements en ordre dispersé contre la réforme fiscale

Si la réforme fiscale inquiète, il est difficile de faire émerger des positions communes.

Les départements en ordre dispersé (La Gazette)

mardi 6 octobre 2009

L'Etat est un Ponce Pilate pervers !

Qui a dit "L'Etat est un Ponce Pilate pervers" ?

Lire l'interview d'Alain Rousset, président de la région Aquitaine
(L'Express)

lundi 5 octobre 2009

Les DGA vont-ils disparaître ?

Des évolutions dans l’organisation des équipes de direction des collectivités territoriales semblent se dessiner. Seront-elles impactées par la nouvelle organisation territoriale ?

Quelle format pour les équipes de direction ? (la lettre du cadre)

vendredi 2 octobre 2009

La réforme territoriale ruinera-t-elle le sport français ?

Un nouvel effet non anticipé de la réforme envisagée ? La réforme territoriale ruinera-t-elle le sport français ? (la lettre du cadre)

mercredi 30 septembre 2009

TP : les perdants... et les gagnants

Il y a toujours des gagnants et des perdants dans une réforme ! (la lettre du cadre)

lundi 28 septembre 2009

L'Etat met les collectivités "sous tutelle"

Qui a dit L'Etat met les collectivités "sous tutelle" ?

Lire les réactions à la déclaration de Jean-Pierre RAFFARIN :

Le Point

Les Echos

lundi 6 avril 2009

Des élèves administrateurs réagissent aux propositions du comité Balladur

Des élèves administrateurs territoriaux de la promotion Galilée, le comité acte III, ont souhaité apporter quelques éléments de réflexion dans le débat de la réforme des collectivités territoriales. Point de vue de futurs managers des territoires, cette tribune a été publiée dans les échos le 20 mars dernier.

Pour télécharger la tribune publiée dans les échos, cliquez ici.

dimanche 15 mars 2009

Grand Paris. Jacques Marsaud : «Couvrir l’Ile-de-France d’intercommunalités»

Le délégué régional de l’Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF) voit dans les projets de communautés, qui fleurissent avec l’onction de l’Etat en petite couronne, une alternative à la «mégastructure» prônée par Edouard Balladur. Interview du directeur général des services de la communauté d’agglomération de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis).

Comment votre association de «DG» intercommunaux accueille la proposition du rapport «Balladur» de supprimer les communautés de la petite couronne parisienne ?
Ce «Grand Paris» casserait aussi les communautés en deuxième couronne, puisque des communes, dans cet espace, pourraient demander à y être individuellement rattaché. Les réactions les plus vives, lors de la réunion que nous avons organisée le jour même de la remise du rapport, le 5 mars, sont d’ailleurs venues des collègues de ces territoires. Toutes les communes, membres d’une telle instance, perdraient des pouvoirs dans des domaines aussi essentiels que l’aménagement, l’urbanisme et le logement. Les quelques quinze directeurs généraux des services des communautés d’agglomération d’Ile-de-France présents, le 5 mars, ont, dans leur motion, désapprouvé, à l’unanimité, la proposition du comité «Balladur».

Vous retrouvez-vous davantage dans l’allocution prudente de Nicolas Sarkozy, le 5 mars ?
Le 5 mars l’évènement n’a pas été son discours, mais la rencontre entre les représentants de la conférence métropolitaine et les élus des Hauts-de-Seine. Patrick Devedjian et Jean Sarkozy ont accepté le projet de syndicat mixte Paris Métropole. A partir de ce moment-là, la messe était dite pour le «Grand Paris» d’Edouard Balladur.

Edouard Balladur a, en dépit de tout, suggéré également une communauté urbaine, lors de son audition, le 10 mars, par la mission sénatoriale sur la réforme des collectivités. N’est-ce pas, à vos yeux, un moindre mal ?
Cette communauté serait toujours constituée de 6, 7, voire 8 millions d’habitants. Elle ne pourrait donc pas assurer l’indispensable proximité. Nous croyons bien davantage, à l’instar du secrétaire d’Etat au développement capitale, Christian Blanc, à une logique de projets et de pôles de développement.

Votre objectif n’est-il pas, avant tout, de marginaliser la ville de Paris ?
Nous ne nous inscrivons pas dans le registre du rapport de force mais du partenariat. Paris doit naturellement constituer le pôle central. Sept ou huit pôles forts doivent aussi s’affirmer. L’image de la marguerite et des pétales, que nous avons utilisée à Plaine Commune, ne nous paraît plus la bonne. Car derrière la première rangée, il existe aussi d’autres pôles qui doivent intégrer l’ensemble. Nous devons créer de nouveaux espaces, qui dépassent les frontières fictives entre la petite et la grande couronne. Il s’agit de couvrir l’Ile-de-France d’intercommunalités.

L’expérience de Plaine Commune peut-elle servir de matrice ?
Nous avons beau être la communauté d’agglomération francilienne qui a le plus de sens, notre territoire n’est pas forcément toujours pertinent. Voilà pourquoi, nous voulons créer de nouvelles solidarités avec la boucle nord des Hauts-de-Seine autour de Gennevilliers, la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), la communauté d’agglomération de Roissy-Porte-de-France (Val-d’Oise) et la communauté de communes de l’aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis).

Les projets d’intercommunalité ne doivent-ils pas être mis entre parenthèses afin de donner de la cohérence à la métropole, comme le réclame le sénateur (UMP) Philippe Dallier ?
Nous relevons, avec beaucoup de satisfaction, qu’il n’en est rien. A la veille de la remise du rapport Balladur, l’Etat a pris un premier arrêté autorisant, dans les Hauts-de-Seine, la fusion d’Arc de Seine et de Val de Seine. Ce sera la deuxième intercommunalité d’Ile-de-France, derrière Plaine Commune. L’Etat ne voit pas non plus d’un mauvais œil les autres projets de communautés, notamment dans le secteur de Pantin et Montreuil (Seine-Saint-Denis). S’il est une proposition, que nous approuvons dans le rapport «Balladur», c’est bien celle qui vise à achever la carte intercommunale.

Pour en savoir plus
Consultez le dossier sur le Grand Paris

Source : la Gazette des Communes

dimanche 8 mars 2009

Le rapport Balladur provoque une levée de boucliers sur la Toile

Le Point.fr 05/03/2009

Le rapport du comité Balladur sur la réforme de l'administration territoriale doit être remis jeudi entre les mains de Nicolas Sarkozy. Rendues publiques la semaine dernière, les 20 propositions formulées pour en finir avec "le mille-feuille administratif français" suscitent déjà les foudres des internautes qui expriment leur mécontentement sur la Toile.

"Les régions sont en danger", alerte l'Association des régions de France (ARF). Pour tenter de les "sauver", l'ARF, emmenée par le président de l'Aquitaine, Alain Rousset, a lancé début février un site Internet à destination du grand public. Se voulant pédagogique, le site Web - qui se présente comme un lieu de débat - explique le rôle et les compétences des régions et alerte sur les dangers des réformes à venir. Il s'agit de faire la lumière sur les "idées reçues" et les "raisonnements mal posés" que comportent "les scénarios évoqués par les responsables politiques, depuis qu'est lancé le projet de réforme des collectivités territoriales", explique le site Web ,qui dispose aussi de sa plate-forme vidéo , de son fil twitter et d'un groupe sur Facebook .

Les Picards affirment leur identité

À un échelon plus local, craignant un démantèlement de leur région, les élus picards font entendre leurs voix. La pétition "Touche pas à ma Picardie" , qui proclame haut et fort l'existence d'une identité picarde, revendique près de 50.000 signatures, tandis que son groupe sur Facebook a rameuté 25.000 personnes.

Quant au regroupement de certaines régions, il ne suscite guère d'engouement. Seule une pétition plaidant pour la fusion des deux Normandie est recensée sur le Net. Vieille de trois mois, elle semble avoir peu d'écho. En revanche, cette proposition du comité Balladur réveille les indépendantistes qui sommeillent. "Non à la fusion des régions Alsace et Lorraine ! L'Alsace a beau être petite, elle n'en est pas moins une région, voire l'unique région de France qui a, dès à présent, les moyens de son autonomie", peut-on lire sur le blog Jeune Alsace . Le rattachement de l'Auvergne à la région Rhône-Alpes provoque aussi une vague de protestations et plusieurs groupes ont vu le jour sur le célèbre réseau communautaire. "Amis auvergnats, vous l'avez compris, il n'est pas question de droite ou de gauche, mais bien de l'Auvergne. Défendons notre région, mobilisons-nous, rejoignez ce groupe !", appelle l'un d'entre eux .

À l'échelle des départements, les inquiétudes sont vives. Plusieurs conseils généraux dirigés par des élus socialistes ont lancé des pétitions intitulées "Je soutiens mon département et je le dis !", comme dans les Alpes-de-Haute-Provence , l'Hérault , l'Eure ou encore la Seine-Maritime qui a lancé un groupe Facebook . "Dans un monde incertain, touché de plein fouet par la crise, nos concitoyens expriment plus que jamais le besoin de proximité et de solidarité. Face à ces attentes, le département offre à tous la garantie d'une écoute, l'assurance de services de qualité", plaide le président du département Didier Marie. Une vidéo sur Dailymotion vient appuyer cette démarche en insistant sur les compétences diverses et variées de cet échelon local.

Réforme territoriale : Sarkozy veut un projet de loi à l'automne

LEMONDE.FR - 05.03.09

Edouard Balladur a déclaré, jeudi 5 mars, que Nicolas Sarkozy souhaitait le dépôt à l'automne d'un projet de loi d'orientation sur la réforme des collectivités territoriales. L'ancien premier ministre s'exprimait depuis l'Elysée après avoir remis son rapport sur la réorganisation territoriale. Cette refonte de l'organisation est conforme au souhait de Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré au mois de septembre 2008 : "Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales car le nombre et l'enchevêtrement des compétences est une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires."

Plusieurs propositions contenues dans une première version du rapport, présentée la semaine dernière, ont provoqué une levée de boucliers. Parmi ces mesures, la création d'un Grand Paris intégrant les départements limitrophes de la capitale, l'attribution de la clause de compétence générale à l'échelon communal seul, la suppression des cantons, l'élection commune des conseillers généraux et régionaux, et la réduction du nombre de régions de vingt-deux à quinze.

UN RÉFÉRENDUM CONSULTATIF DÉPARTEMENT PAR DÉPARTEMENT Depuis, Edouard Balladur a revu son texte, notamment pour tenir compte des remarques de l'ancien premier ministre socialiste Pierre Mauroy, membre du comité, sur la création de métropoles régionales. Face à l'impopularité des propositions du comité, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, souhaite un référendum consultatif, département par département, sur la réforme des collectivités locales du comité Balladur. "Si la question du périmètre de la région en Picardie ou ailleurs se posait, je ne laisserais pas les seuls conseillers généraux et régionaux décider pour tous" explique-t-il dans un entretien au Figaro, publié jeudi 5 mars (cf billet suivant). Interrogé sur l'avenir de cette réforme, le chef de l'UMP croit "d'ailleurs qu'il n'est pas trop tard pour parvenir à un accord entre toutes les parties". "Quand on y regarde bien, il y a la place dans cette réforme pour un consensus", estime-t-il.

Les réactions au rapport Balladur

La Tribune du 5 mars 2009

Plusieurs élus ont réagi ce jeudi aux conclusions du rapport Balladur sur la réforme des collectivités territoriales. La proposition d'un Grand Paris réunissant Paris et sa petite couronne (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine) fait d'ores et déjà couler beaucoup d'encre.

Jean-Paul Huchon

Le Grand Paris "inapplicable en l'état", selon Jean-Paul Huchon (PS) "Il est maintenant clair que le rapport Balladur est inapplicable en l'état parce que brutal, compliqué, décalé face aux réalités de la région parisienne et n'apportant pas de réelles améliorations tangibles aux enjeux de la métropole: logement, transports, emploi, inégalités sociales et territoriales", a estimé jeudi le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. "Ce qu'il faut maintenant, c'est repartir des propositions que nous avons faites", a-t-il ajouté. Celles-ci, précise-t-il, concernent le développement de l'intercommunalité et l'approfondissement de la régionalisation, la confirmation du projet de syndicat mixte Paris Métropole, et une réforme fiscale et financière "à la hauteur des besoins d'investissements".

Le rapport Balladur va "éloigner du pouvoir les citoyens" (élus PCF)

Les députés André Chassaigne et Roland Muzeau, le sénateur Jean-François Voguet et Jean-Jacques Paris, secrétaire général de l'Association nationale des élus communistes et républicains, ont stigmatisé tour à tour dans le rapport Balladur des propositions qui "réduisent l'action publique", "portent atteinte à la démocratie locale" et "éloignent du pouvoir les citoyens". "Nous voulons plus de démocratie locale, des nouveaux droits pour les citoyens et de nouveaux moyens aux différents échelons territoriaux", a déclaré Jean-Jacques Paris, pour qui le citoyen a actuellement "prise sur ce qui se passe dans sa commune". Les élus communistes ont aussi relevé les arguments "populistes" mis en avant par le chef de l'Etat en citant sa phrase "moins d'échelons, c'est moins d'impôt" prononcée en septembre à Toulon. Ils ont annoncé une semaine nationale de mobilisation du 23 au 30 mars avec des réunions politiques, des débats et un grand rassemblement le 21 mars.

Enterrer le rapport Balladur serait "une catastrophe" pour Roger Karoutchi (UMP)

"Si ce rapport est enterré comme l'espère Jean-Paul Huchon, ce sera une catastrophe. Rien ne serait pire que le statu quo", a déclaré dans une interview au "Parisien" Roger Karoutchi, candidat à l'investiture UMP aux régionales (contre Valérie Pécresse) en Ile-de-France. Roger Karoutchi a précisé en revanche qu'il n'était pas en faveur d'une fusion de Paris avec sa petite couronne, comme le préconnise le rapport Balladur. Des élus UMP en faveur d'une proposition socialiste sur l'Île-de-France

Des élus des Hauts-de-Seine, dont son président UMP Patrick Devedjian et Jean Sarkozy, le fils du chef de l'Etat, ont annoncé jeudi leur "intérêt" pour rejoindre le futur syndicat mixte Paris-Métropole, le jour même où le comité Balladur a proposé à Nicolas Sarkozy de créer un Grand Paris, incluant les départements limitrophes. Le projet Paris Métropole a été lancé à l'initiative du maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë.

Réforme territoriale : Edouard Balladur ajuste son rapport, Nicolas Sarkozy donnera ses orientations le 5 mars

Le courrier des Maires - 4 mars 2009

Le président Nicolas Sarkozy va profiter de la remise du rapport du comité Balladur le 5 mars pour présenter ses orientations sur la simplification territoriale. Une première version du rapport, présentée la semaine dernière, avait provoqué une levée de boucliers contre plusieurs propositions, comme la création d'un Grand Paris intégrant les départements limitrophes de la capitale, l'attribution de la clause de compétence générale au seul échelon communal, la suppression des cantons, l'élection commune des conseillers généraux et des conseillers régionaux, et la réduction du nombre de régions de 22 à 15. Depuis, Edouard Balladur a revu son texte, notamment pour tenir compte des remarques de l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, membre du comité, sur la création de métropoles régionales.

Nicolas Sarkozy pourrait renvoyer certaines propositions à plus tard, notamment la création du Grand Paris en raison de la complexité du dossier, et celle d'une collectivité unique par département d'outre-mer, alors qu'il a annoncé la tenue d'Etats généraux de l'outre-mer pour "remettre à plat l'ensemble des politiques publiques en outre-mer", a-t-on appris de source proche du dossier. D'autres propositions sont examinées à la loupe par l'Elysée, comme la suppression des cantons, une idée qui suscite le mécontentement des présidents des départements de gauche et d'une partie des présidents de droite. En revanche, d'autres mesures, comme l'achèvement de l'intercommunalité d'ici 2014, ont été bien accueillies et devraient recevoir le feu vert présidentiel.

Un texte à l'automne

Un texte pourra être présenté au Sénat dès l'automne. Les aspects budgétaires et fiscaux de la réforme seraient traités dans le cadre d'une loi de finances. Début décembre, Nicolas Sarkozy avait déjà conditionné, devant les députés UMP, un projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales pour l'automne 2009 à l'émergence d'un "consensus suffisant". Dans le cas contraire, avait-il dit, il s'en tiendra au statu quo.

Mardi 4 mars, le Premier ministre François Fillon a assuré que rien ne se ferait "sans la volonté des collectivités locales". Le président de la République avait salué dès la semaine dernière "le travail remarquable" accompli par le comité Balladur depuis sa mise en place le 22 octobre. "Les propositions ambitieuses qui en résultent, avait affirmé l'Elysée, ouvrent de nombreuses pistes pour la réflexion que le chef de l'Etat a souhaité engager sur la simplification de l'organisation territoriale de la France et qui va désormais se poursuivre avec l'ensemble des élus". Pierre Mauroy s'était désolidarisé du comité Balladur la semaine dernière, estimant que ses travaux "cachaient une arrière-pensée politique". Avec l'autre représentant socialiste au sein du comité Balladur, le président du conseil général de l'Isère André Vallini, il a annexé au rapport ses contre-propositions sur trois sujets : - la désignation des conseillers généraux et des conseillers régionaux par une même élection à partir de 2014, - l'attribution de la clause de compétence générale au seul niveau communal, - la création du Grand Paris.

Les socialistes, qui contrôlent la majorité des départements et la quasi-totalité des régions, ont dénoncé pour leur part les propositions du comité Balladur, les qualifiant de retour en arrière ou accusant ses membres de vouloir commettre un coup politique.

samedi 28 février 2009

Le rapport suscite des positions contrastées chez les territoriaux

La Gazette des Communes - 28/02/2009

Le rapport du comité de réforme des collectivités locales, présidé par Edouard Balladur, remis officiellement le 5 mars au président de la République, et que la Gazette des communes s’est déjà procuré, ne fait pas l’unanimité auprès des fonctionnaires territoriaux.

Les propositions relatives au renforcement des structures intercommunales, notamment, semblent satisfaire. D’autres, telles que l’élection des conseillers départementaux, la création des 11 métropoles ou bien encore la clarification des compétences, font des vagues. Seule préoccupation : le conseiller départemental Jean-Luc Mercadié, directeur général des services (DGS) de la région Aquitaine, voit, à la lecture du rapport, un seul sujet de préoccupation : l’instauration du conseiller départemental. «Le changement de mode de scrutin et la double casquette du conseiller territorial est un rond-point contre l’innovation», dénonce le DGS de la région Aquitaine. Le comité Balladur s'est en effet prononcé en faveur d'un nouveau système de représentation des conseils généraux et régionaux. Ces derniers seraient élus lors d'un scrutin de liste proportionnel à deux tours, avec une prime majoritaire. Cette élection, qui ne pourrait pas intervenir avant 2014, aurait lieu le même jour pour les deux échelons de collectivités. Les premiers de liste siégeraient au département ainsi qu'à la région ; les suivants dans la seule assemblée départementale. Un choix qui constitue, selon lui «une marche arrière» regrettable. «La France est le seul pays en Europe à ne pas faire le pari de la décentralisation», estime Jean-Luc Mercadié, comparant la place des régions de France à celles d’Europe. Jean-Luc Mercadié note enfin que toutes les propositions favorisant l’intercommunalité «vont dans le bon sens».

Reconnaissance du fait intercommunal

A l’inverse, le président de l’Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF), Pascal Fortoul, a relevé à la lecture du rapport, beaucoup «d’éléments intéressants et de propositions habiles». Son premier élément de satisfaction est «bien évidemment la reconnaissance dans le rapport, du fait intercommunal comme un bassin de vie». Le rapport inscrit une série de mesures attendues telles que l’«achèvement de la carte d’ici 2014, la simplification des syndicats à vocation unique (Sivu) et à vocation multiple (Sivom) et l’élection de délégués "fléchés" à l’intercommunalité». En revanche, Pascal Fortoul estime que la création des 11 métropoles fera l’objet de plus de débats. «Ces créations de par la loi sont un retour à la configuration des années 1960», constate le président le l’ADGCF, se rassurant toutefois de savoir que le rapport envisagerait que d’autres puissent être créées par la suite. Cela dit, «en dehors de la métropole comment vont s’organiser les espaces urbains-périurbains-ruraux ?», s’interroge Pascal Fortoul qui estime que la «métropolisation» est loin de couvrir toutes les problématiques des territoires.

«Pas de véritable clarification des compétences» Jean-Christophe Baudouin, Président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) estime que ce rapport «privilégie une approche juridique autour des structures et enferme la complexité de la vie locale dans des schémas théoriques» et regrette que «tout traitement différencié, selon les territoires, soit, hélas, écarté». Selon, lui, «il est symptomatique que la question des compétences apparaisse très tard, à la 11e proposition». «La suppression de la clause générale des départements et des régions n’empêche pas que soit fixée toute une liste de domaines communs», considère le président de l’AATF. Il note enfin que «le développement économique n’est perçu que sous l’angle des aides aux entreprises» et aurait souhaité que soient prises en compte les «politiques maintenant très élaborées en matière de foncier». Avant que le rapport du comité ne soit rendu public par la Gazette, l’AATF avait déjà exprimé son point de vue au comité Balladur dans une contribution publiée le 15 février 2009.

Hostiles à des propositions «taille unique», les administrateurs récusent un regroupement généralisé des administrations départementales et régionales. La contribution écarte la suppression de la clause générale de compétence, lui préférant «l’instauration de chefs de file». L’AATF s’aventure également sur le terrain institutionnel, appelant à dissocier les rôles «délibératif et exécutif» des collectivités.

Pour en savoir plus Consultez le blog contributif des élèves administrateurs territoriaux.

vendredi 27 février 2009

Ce que propose le comité Balladur

(Le Monde - 26 février 2009)

Le comité de réforme des collectivités locales, présidé par Edouard Balladur (UMP), formule vingt propositions dans le rapport qui sera remis le 5 mars au président de la République.

Sur les vingt propositions retenues mercredi 25 février, 16 ont été adoptées à la quasi unanimité des onze membres, avec quelques abstentions de Jacques Julliard, éditorialiste, et des universitaires Jean-Claude Casanova et Jean-Michel Verpeaux.

Pierre Mauroy, sénateur (PS) du Nord, ancien premier ministre, et André Vallini, député (PS) et président du conseil général de l'Isère se sont, en revanche, démarqués sur trois propositions majeures considérées comme des chiffons rouges, concernant l'élection des nouveaux conseillers départementaux dans les assemblées régionales et départementales, l'organisation des nouvelles métropoles, la répartition des compétences et le Grand Paris.

Le regroupement des régions. Le comité a renoncé à dessiner la nouvelle carte d'une quinzaine de régions "à taille européenne" qu'il entendait initialement proposer. Face aux réticences et aux oppositions à tout redécoupage, la formule du volontariat a été retenue. Le choix devra être validé par référendum ou par délibération des assemblées concernées. La même procédure serait employée pour les regroupements de départements.

Des conseillers départementaux. Faute de pouvoir – ou de vouloir – supprimer l'échelon des départements, le comité s'est prononcé en faveur d'un nouveau système de représentation des conseils généraux et régionaux. Les 4039 cantons du territoire seraient supprimés et redécoupés dans des circonscriptions ou arrondissements plus étendus à l'intérieur des frontières départementales.

Les conseillers départementaux seraient élus lors d'un scrutin de liste proportionnel à deux tours, avec une prime majoritaire. Cette élection, qui ne pourrait pas intervenir avant 2014, aurait lieu le même jour pour les deux collectivités. Les premiers de liste siégeraient au département ainsi qu'à la région; les suivants dans la seule assemblée départementale.

Cette formule dite "à fléchage", qui serait reprise dans les nouvelles métropoles, s'inspire du modèle "PLM", en vigueur à Paris, Lyon et Marseille. Le comité suggère aussi que le nombre de conseillers régionaux – 1 731 actuellement – passe en moyenne de 70 membres à 50 membres par assemblée.

Renforcer les structures intercommunales. 92 % des 36000 communes françaises sont regroupées en communautés urbaines, agglomérations, syndicats de communes. Le comité Balladur veut achever le processus d'ici à 2014.

Il propose l'élection des membres au suffrage universel, via des candidats "fléchés" sur les listes aux élections municipales. Cette mesure supposerait l'extension du scrutin de liste aux communes de moins de 3 500 habitants et la fin du panachage dans celles de plus de 500 habitants.

Onze métropoles. Onze grandes communautés urbaines ou agglomérations de plus de 400 000 habitants (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes) ont été retenues pour préfigurer les "métropoles", qui seraient dotées des pouvoirs et des compétences des villes et des départements (action sociale, médico-social, collèges, environnement...). Dans ces ensembles, les communes actuelles ne conserveraient que des pouvoirs – et des ressources – restreints.

Une clarification des compétences. Le comité s'est gardé de réattribuer les compétences entre les collectivités, sauf dans des cas spécifiques. Selon lui, seules les communes et les agglomérations préserveraient tous leurs niveaux d'intervention avec "la clause générale de compétence". En revanche, les attributions des départements et des régions seraient réglementées.

Le Grand Paris. Une collectivité territoriale serait créée "par la loi" sur le territoire de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ces trois conseils généraux seraient supprimés, ainsi que le département de Paris. Les intercommunalités seraient dissoutes.

Le "Grand Paris" se verrait attribuer les compétences des départements, des intercommunalités ainsi qu'une partie de celles des communes situées sur son territoire. A la différence des autres "métropoles" proposées par le comité, les communes situées à l'intérieur du "Grand Paris" conserveraient leurs ressources fiscales propres.

Les 135 conseillers du Grand Paris seraient élus au scrutin de liste dans le cadre de nouvelles circonscriptions de quelque 500 000 électeurs, plus vastes que les actuels cantons. Les premiers de liste siégeraient aussi à la Région. Ainsi serait évitée, selon le comité, la "coupure" entre la petite couronne et le reste de l'Ile-de-France.

Michel Delberghe et Béatrice Jérôme

jeudi 26 février 2009

Réforme des collectivités : les confidences d’un membre du comité « Balladur » - La Gazette du 25 février 2009

Le comité « Balladur », selon l’un de ses membres interrogé par La Gazette dans l’après-midi du 25 février 2009, prône des regroupements - en une quinzaine de régions - « fondés sur le volontariat ». « Les cartes parues dans la presse (NDLR : sur la fusion de Rhône-Alpes avec l’Auvergne ou de la Franche-Comté avec la Bourgogne) s’insurge-t-il, sont des affabulations complètes. Nous ne préconisons pas tel ou tel regroupement car il n’est pas question de forcer les gens à se marier ».

Les 20 propositions du rapport, dont la remise à Nicolas Sarkozy est toujours programmé « dans la matinée du 5 mars », ont été votées le 25 février. Pierre Mauroy et André Vallini, tous deux parlementaires PS, se sont opposés notamment à la fusion des mandats de conseillers généraux et de conseillers régionaux ainsi qu’à la suppression de la clause de compétence générale des conseils généraux et des conseils régionaux. L’universitaire Michel Verpeaux s’est montré aussi très réservé sur une spécialisation des départements et des régions. Le Comité, unanime plaide l’avènement « à compter de 2014 » de « 11 métropoles », dotées des compétences de l’intercommunalité et des conseils général A l’origine, il planchait sur les huit communautés urbaines les plus peuplées (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse). Mais, il souhaite que trois grosses communautés d’agglomération rejoigne ce « club » : Rennes, Rouen et Toulouse.

Un volet fiscal très "conséquent" Le volet fiscal sera beaucoup plus conséquent que beaucoup ne l’avaient prévu. « Nous avons beaucoup travaillé sur ce sujet et nous ferons une proposition forte sur le remplacement de la taxe professionnelle, qui n’ira pas forcément dans le sens des déclarations du Président de la République », annonce le membre du comité « Balladur » interrogé par La Gazette. En clair, l’instance prônera un autre mode de taxation fondée sur la valeur ajoutée et la taxation du foncier des entreprises.

Réforme des collectivités : Rhône-Alpes et Auvergne opposées à leur fusion

La proposition du comité Balladur sur la réforme territoriale visant à fusionner les régions Rhône-Alpes et Auvergne est "stupide" et n'a "pas de sens", ont critiqué le 25 février 2009 les présidents (PS) des deux conseils régionaux, ajoutant leurs voix à un concert de critiques. "Si cette proposition est confirmée, je dois dire qu'elle est stupide", a affirmé René Souchon, président socialiste du conseil régional de l'Auvergne, sur les ondes de la radio RCF. "Elle est stupide parce que l'Auvergne a une forte identité historique, géographique, économique. Et la supprimer ne résout rien et n'apporte pas plus d'efficacité", a-t-il ajouté.

Son homologue de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne a quant à lui qualifié cette mesure de "faux-semblant". "Une région qui ferait le quart de la France, ça n'a pas de sens", a-t-il affirmé.

L'une des principales propositions du comité Balladur viserait à réduire le nombre de régions administratives françaises de 22 actuellement à 15, avec notamment l'absorption par Rhône-Alpes de sa voisine auvergnate. "Je vois mal comment l'Auvergne (...) pourrait être absorbée purement et simplement dans Rhône-Alpes avec des départements comme le Cantal, qui sont entièrement tournés vers Toulouse, voire Montpellier, grâce à l'A75", a souligné René Souchon. Selon lui, cette fusion est un "faux problème". "La réalité, c'est que les régions françaises n'ont pas les moyens financiers en rapport avec leurs compétences", a-t-il conclu. Jean-Jacques Queyranne, qui a rappelé que Rhône-Alpes était déjà une région "de taille européenne" et qu'elle était "plus peuplée que dix Etats de l'Union européenne", a ajouté qu'il ne voyait pas "l'intérêt de s'étendre". "La vraie régionalisation serait d'augmenter les pouvoirs, les compétences et les moyens des régions, ce n'est certainement pas de les redécouper", a-t-il déclaré. Le comité de réflexion Balladur doit effectuer un ultime vote le 25 février avant de présenter son projet de réforme territoriale vraisemblablement la semaine prochaine.

Le "big bang" territorial de Balladur - le Monde du 24 février 2009

Le comité de réflexion Balladur va proposer un "big bang" territorial ramenant le nombre de régions métropolitaines de vingt-deux à quinze et la création d'un Grand Paris à l'horizon 2014. Avant même sa présentation - sans doute la semaine prochaine, après un vote du comité ce mercredi - cette proposition suscite de fortes critiques du PS, qui l'accuse de vouloir mener une opération favorable à la droite, la gauche gérant aujourd'hui vingt des vingt-deux régions métropolitaines.



Chargé par Nicolas Sarkozy de faire des propositions "audacieuses", le comité Balladur modifiera profondément, s'il est suivi, le découpage de la France et celui de la région parisienne en huit départements, décidé en 1964. Selon des sources proches du comité, ses membres ne prôneront pas la disparition des cent départements, mais la redéfinition de leurs champs de compétences ainsi que celle des régions. Huit nouvelles métropoles verraient le jour : Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nice et Nantes.

La région Ile-de-France, dont les contours pourraient être modifiés, continuerait à exister, ainsi que son syndicat des transports (STIF). Le Grand Paris fusionnerait Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Prenant modèle sur le Grand Londres, il permettrait de régler à une plus grande échelle les problèmes de développement économique, d'emploi, de transport ou de logement. Il pourrait aussi "mutualiser" les ressources fiscales des départements riches (Paris, Hauts-de-Seine) et pauvres (Seine-Saint-Denis).

Le grand département aurait les compétences des quatre conseils généraux actuels. Son président serait élu au suffrage indirect par cent trente-cinq conseillers territoriaux (quarante-cinq pour Paris et trente pour les départements 92, 93 et 94). Ces conseillers territoriaux seraient élus partout en France pour la première fois en 2014. Ils seraient pour certains à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux.

Les prochaines élections locales auraient lieu avec le mode de scrutin actuel à la date prévue : régionales en 2010, cantonales en 2011. Mais le mandat des conseillers régionaux élus en 2010 serait raccourci à quatre ans et celui des conseillers généraux élus en 2011 à trois ans. D'ici à 2014 un découpage territorial interviendrait et un nouveau mode de scrutin pourrait être défini.

mercredi 4 février 2009

Entretien avec Alain EVEN, président de l’Assemblée des conseils économiques et sociaux régionaux de France (A.C.E.S.R.F.), président du C.E.S.R. de Bretagne

Alain EVEN a été auditionné par la Commission Balladur le 28 janvier dernier, pour présenter devant le comité le point de vue des Conseils économiques et sociaux régionaux. Eric Bobichon et Gwénola Martin, élèves administrateurs territoriaux, ont recueilli son analyse sur la réforme des collectivités territoriales. Il leur a livré les positions qu'il a présentées et défendues devant la commission...

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